Gardons une trace, pour le devoir de mémoire, des déclarations publiques de ceux qui nous gouvernent...

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Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a accusé dans France Soir  la patronne du PS Martine Aubry de "non-assistance à personne en danger" à propos des débats sur la délinquance, remis au centre du discours de Nicolas Sarkozy.

Martine Aubry, elle, fait de la non-assistance à personne en danger. Les socialistes veulent rester enfermés dans leur tranquille naïveté, comme au bon vieux temps de Jospin.
a déclaré le ministre et maire UMP de Nice.
Christian Estrosi a défendu Nicolas Sarkozy:
Il reste, que cela plaise ou non, le premier acteur de la lutte contre l'insécurité, là où le PS ou le FN restent de simples commentateurs.

Christian Estrosi nous faisait plus rire quand il faisait de la moto...

Christian Estrosi nous faisait plus rire quand il faisait de la moto...
Interdiction de sourire.

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Aubry dénonce "la dérive antirépublicaine" de Sarkozy.

Les dernières déclarations du ministre de l'intérieur et de sa majorité après celles du président de la République à Grenoble (...) marquent un pas de plus dans l'outrance verbale et une dérive antirépublicaine qui abîme la France et ses valeurs par des lois d'exception aussi iniques que vraisemblablement anticonstitutionnelles.
a estimé la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry.
La dureté des mots et la dérive des propositions n'ont d'égal que l'ampleur des échecs de Nicolas Sarkozy en matière économique et sociale comme en matière de sécurité. Il ne faut pas chercher ailleurs cet affolement de la droite, [ajoute la patronne du PS].
Mais nous le disons avec force : nous ne laisserons pas masquer ces échecs comme les affaires qui touchent aujourd'hui la droite par un écran de fumée jouant sur les peurs.
affirme aussi la maire de Lille dans une allusion à l'affaire Bettencourt-Woerth.
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Les dernières déclarations du ministre de l’Intérieur et de sa majorité après celles du président de la République  à Grenoble (…) marquent un pas de plus dans l’outrance verbale et une dérive antirépublicaine qui abîme la France et ses valeurs par des lois d’exception aussi iniques que vraisemblablement anticonstitutionnelles.
estime Martine Aubry.
Nous ne laisserons pas stigmatiser les étrangers, pas plus que les Français issus de l’immigration ou les gens du voyage, comme l’ont fait honteusement le président de la République et sa majorité.
s’indigne Martine Aubry dans un communiqué commun avec ses secrétaires nationaux à la sécurité Jean-Jacques Urvoas et à la Justice, Marie-Pierre de la Gontrie.
En matière de sécurité, à la politique spectacle et de coups de menton aussi inefficaces qu’anxiogènes de Nicolas Sarkozy, nous opposons une politique du résultat, celle que conduisent les élus socialistes partout en France, dans leurs collectivités territoriales.
font-ils valoir.
On ne peut pas bâtir une société en ne maniant que la répression, la punition ou le châtiment. Ne croire qu’à la force, c’est avoir une vision myope de l’éducation et contribuer à fabriquer une société de haine qui ne fait que préparer les drames de demain.
concluent les trois responsables socialistes.

Martine Aubry lance la chasse à Sarkozy, et elle ne compte pas tirer au gros sel.
Martine Aubry lance la chasse à Sarkozy, et elle ne compte pas tirer au gros sel.
Interdiction de sourire.

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La présidente du parti écologiste Cap21, Corinne Lepage, a qualifié samedi de

coup de poignard dans le dos de la République
le discours prononcé par Nicolas Sarkozy.
En stigmatisant l’étranger délinquant et au chômage, en liant "intégration et insécurité" et en instaurant une différence entre les citoyens selon leur origine, le discours prononcé à Grenoble par Nicolas Sarkozy constitue un coup de poignard dans le dos de la République.
affirme Corinne Lepage dans un communiqué.
De son côté, la députée PS Aurélie Filippetti considère que
Nicolas Sarkozy renoue avec ses vieux démons.
A défaut de passer au karcher les conflits d’intérêt politico-financiers d’usage à l UMP [poursuit-elle], Nicolas Sarkozy cible une nouvelle fois les étrangers parce qu’il ne sait plus comment retrouver une crédibilité.
La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) estime
qu’après les gens du voyage et les Roms, cette nouvelle mesure jette cette fois l’opprobre sur les personnes d’origine étrangère et instaure, par la voix de l’Etat, une citoyenneté de seconde zone.
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) accuse le président d’agiter
les refrains des années 30 destinés à attiser la haine contre les étrangers.
Son président d’honneur, Michel Tubiana, a déclaré à l’AFP:
Faire un discours sur la délinquance uniquement centré sur une question de retrait de nationalité, sur l’immigration, après avoir tenu une réunion sur les gens du voyage et sur les Roms, c’est l’assimilation des étrangers et des personnes d’origine étrangère à la délinquance, à ceux qui mangent le pain des Français.
De son côté le constitutionnaliste Guy Carcassonne «doute» que la déchéance de nationalité française pour des crimes de droit commun, soit légale au regard de la Constitution de la Ve République.
L’article 1 de la Constitution dit que la République "assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion"
a-t-il observé.
La vice-présidente du FN, Marine Le Pen
somme [le chef de l’Etat] de tirer toutes les conséquences de ses déclarations en rétablissant l’expulsion systématique, effective et définitive des délinquants étrangers [...] en décrétant un moratoire immédiat sur l’immigration et en réformant profondément notre code de la nationalité.
indique un communiqué du parti.
Pour le parti d’extrême droite
les propos du président de la République qui procèdent d’une nouvelle gesticulation estivale, n’ont qu’un mérite, celui de confirmer officiellement le caractère criminogène de certaines immigrations, vérité pour laquelle le Front national est persécuté depuis trois décennies.

Piqûre de rappel

Piqûre de rappel
Interdiction de sourire.

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Depuis un mois et demi, Eric Woerth  occupe une place de choix dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler l'affaire Woerth-Bettencourt. Une affaire qui a révélé que décidément, politiques et grandes fortunes évoluent dans un bien petit monde. La femme du ministre qui travaillait, jusqu'au mois dernier, pour une des premières fortunes de France, ses rencontres avec Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt  et l'employeur de son épouse, le financement de son micro-parti… Le ministre a fait front. Forcément conseillé et aidé par son directeur de cabinet, Sébastien Proto.
Ce dernier définissait ainsi son poste en 2009:

Mon rôle est de m'assurer que [le ministre] a tous les éléments, à la fois techniques et politiques pour prendre sa décision.
Selon nos sources, Sébastien Proto est un ami proche d'Antoine Arnault, fils de la première fortune de France. Antoine Arnault qui n'est autre que… le beau-fils de Patrice de Maistre. Ce dernier a en effet épousé en secondes noces Anne Dewavrin, la mère d'Antoine Arnault. Anne Méaux, qui conseille Eric Woerth dans sa communication, confirme cette amitié à Nouvelobs.com:
Oui, Sébastien Proto et Antoine Arnault se connaissent. Ils n'ont pas à s'en cacher.
Et d'ajouter:
Mais cela n'a jamais interféré dans le travail de Sébastien Proto.
L'Express.fr ajoute également vendredi, dans le blog "les Couloirs de Bercy", que
Sébastien Proto a été l'un des principaux artisans de l'élaboration du projet de loi d’ouverture des paris en ligne.
Et de rappeler que la famille Arnault a largement investi le marché des jeux en ligne. Bernard Arnault (le père) est actionnaire du site Betfair. Antoine Arnault (le fils) a signé un contrat de sponsoring avec ce même Bwin lorqu'il joue dans des compétitions de poker.

Les liaisons dangereuses et consanguines d'Eric Woerth
Les liaisons dangereuses et consanguines d'Eric Woerth
Interdiction de sourire.

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Cela a été dit à plusieurs reprises. Le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur l'affaire Bettencourt/Woerth peut être considéré comme sujet à caution sur plusieurs points. Pour le gouvernement et la majorité, l'enquête réalisée par l'IGF a blanchi Eric Woerth.

Le successeur d'Eric Woerth au Budget, François Baroin, a chargé Jean Bassères, patron de l'IGF, de mener à bien ce rapport. Or, ce qui n'a pas été relevé jusqu'alors, c'est que ce dernier a été nommé à ce poste par Eric Woerth lui-même. Le décret de nomination du 24 janvier 2008 annonçant le nouveau chef de service est bel et bien contresigné par Eric Woerth, alors ministre du Budget.

Par ailleurs, comme le soulignait un ancien chef de l'IGF interrogé par le Monde le 9 juillet dernier, le rapport n'a pas été commandé à l'IGF en tant qu'institution comme cela se pratique d'habitude, mais à son chef, Jean Bassères.

L'IGF n'a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l'IGF mais de son patron

expliquait-il.

Woerth et les (riches) retraités, une longue histoire d'amour...
Woerth et les (riches) retraités, une longue histoire d'amour...

C'est à se demander si l'UMP ne fait pas sciemment le jeu du FN avec l'habituelle rengaine du tous pourris.

Interdiction de sourire.

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Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux veut étendre les possibilités de déchéance de nationalité aux cas d’excision, de traite d’êtres humains ou d’

actes de délinquance grave

dans un entretien dans le Parisien/Aujourd’hui en France.

Interrogé sur le cas de Lies Hebbadj, soupçonné de polygamie, le ministre a indiqué que
des déchéances de nationalité doivent pouvoir être prononcées dans de telles situations mais aussi en cas d’excision, de traite d’êtres humains ou d’actes de délinquance grave.

Déchéance de la nationalité, une nouvelle étape dans le fascisme plus très soft.
Déchéance de la nationalité, une nouvelle étape dans le fascisme plus très soft?

Back to the 30's...

Interdiction formelle de sourire.

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Le virulent discours de Nicolas Sarkozy  sur la sécurité, prononcé vendredi 30 juillet à la préfecture de l'Isère et dans lequel le chef de l'Etat a menacé de déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère qui porterait atteinte à la vie des représentants de l'autorité publique, a provoqué de vives réactions.

Le président de la République a pris la lourde responsabilité de faire des étrangers et des personnes d'origine étrangère ceux et celles qui seraient responsables de l'insécurité.

déclare la Ligue des droits de l'homme dans un communiqué.
Ce qui est en cause, ce n'est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d'assurer la sécurité républicaine, c'est l'expression d'une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes. Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, en espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.

L'Union syndicale des magistrats fait remarquer par la voix de son secrétaire général, Laurent Bedouet, que la déchéance de la nationalité française
pose des problèmes éthiques et constitutionnels. Sur quels critères va-t-on pouvoir déchoir quelqu'un de la nationalité française ? Quel est le rapport entre la déchéance de la nationalité et la lutte contre la délinquance ? C'est un nouvel effet d'annonce. A chaque nouveau fait divers, une nouvelle loi. On connaît, c'est un rideau de fumée législatif qui cache la dramatique diminution des moyens de la police.

Pour Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)
La nationalité acquise ne doit pas être remise en cause pour des raisons de droit commun sauf à créer une catégorie nouvelle de sous-Français conditionnels.

Le président devrait prendre garde que sa condition de fils d'immigré ne permette pas demain de le déchoir de sa nationalité s'il venait à être poursuivi ou condamné, à tort ou à raison, du fait des conséquences de ses accointances avec les milieux d'affaires.

poursuit-il.
Seul le régime du maréchal Pétain a eu recours à la remise en cause de la nationalité comme politique d'ensemble. La déchéance de la nationalité française est une mesure inefficace, stupide et anti-républicaine.

Le Front national a de son côté affirmé, par la voix de son vice-président Bruno Gollnisch, être le seul parti
à sonner l'alarme et à dénoncer les graves déséquilibres sociaux engendrés par la folle politique d'immigration massive et incontrôlée mais orientée vers le communautarisme.

Vous vous étiez engagé à la maîtrise de l'immigration. Rien n'a été fait. […] Commencez, M. le président de la République, par nous débarrasser des voyous étrangers, et nous ferons de la place pour les nôtres dans nos prisons.

Ecrit-il dans une lettre ouverte à M. Sarkozy.

Dans la famille racisme, je voudrais le fils.
Dans la famille racisme, je voudrais le fils.

Interdiction de sourire.