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La présidente du parti écologiste Cap21, Corinne Lepage, a qualifié samedi de
coup de poignard dans le dos de la République
le discours prononcé par Nicolas Sarkozy.
En stigmatisant l’étranger délinquant et au chômage, en liant "intégration et insécurité" et en instaurant une différence entre les citoyens selon leur origine, le discours prononcé à Grenoble par Nicolas Sarkozy constitue un coup de poignard dans le dos de la République.
affirme Corinne Lepage dans un communiqué.
De son côté, la députée PS Aurélie Filippetti considère que
Nicolas Sarkozy renoue avec ses vieux démons.
A défaut de passer au karcher les conflits d’intérêt politico-financiers d’usage à l UMP [poursuit-elle], Nicolas Sarkozy cible une nouvelle fois les étrangers parce qu’il ne sait plus comment retrouver une crédibilité.
La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) estime
qu’après les gens du voyage et les Roms, cette nouvelle mesure jette cette fois l’opprobre sur les personnes d’origine étrangère et instaure, par la voix de l’Etat, une citoyenneté de seconde zone.
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) accuse le président d’agiter
les refrains des années 30 destinés à attiser la haine contre les étrangers.
Son président d’honneur, Michel Tubiana, a déclaré à l’AFP:
Faire un discours sur la délinquance uniquement centré sur une question de retrait de nationalité, sur l’immigration, après avoir tenu une réunion sur les gens du voyage et sur les Roms, c’est l’assimilation des étrangers et des personnes d’origine étrangère à la délinquance, à ceux qui mangent le pain des Français.
De son côté le constitutionnaliste Guy Carcassonne «doute» que la déchéance de nationalité française pour des crimes de droit commun, soit légale au regard de la Constitution de la Ve République.
L’article 1 de la Constitution dit que la République "assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion"
a-t-il observé.
La vice-présidente du FN, Marine Le Pen
somme [le chef de l’Etat] de tirer toutes les conséquences de ses déclarations en rétablissant l’expulsion systématique, effective et définitive des délinquants étrangers [...] en décrétant un moratoire immédiat sur l’immigration et en réformant profondément notre code de la nationalité.
indique un communiqué du parti.
Pour le parti d’extrême droite
les propos du président de la République qui procèdent d’une nouvelle gesticulation estivale, n’ont qu’un mérite, celui de confirmer officiellement le caractère criminogène de certaines immigrations, vérité pour laquelle le Front national est persécuté depuis trois décennies.
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- Piqûre de rappel
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Interdiction de sourire.